Partir en vacances en famille en espérant faire de belles photos, c’est assez compliqué.
Entre les grasses matinées quasi-obligatoires, les visites de monuments et le temps passé à trouver un resto qui va contenter l’appétit de chacun, difficile de trouver du temps pour soi. Enfin, rien d’impossible, mais cela demande une organisation et une transparence élevées.
Après, celui qui n’est pas content ne part pas en famille et choisit les vacances en solo. Ce qui n’est pas mon cas, car à la vitesse à laquelle ils grandissent, j’espère profiter des dernières années pendant lesquelles ils désirent encore de nous suivre…
Bref, je m’adapte et je trouve du temps pour un peu de sport tôt le matin et à mon retour les enfants se réveillent à peine pour petit-déjeuner
Côté photo ce n’est pas encore optimal. Je commence seulement à me réhabituer à un appareil dans les mains, et j’en ai fait des kilomètres avec le sac à dos plein sans jamais sortir le boîtier voire le tenir en main sans prendre une seule photo. Ces vacances ont mis en évidence mon besoin de photographier avec mes yeux avant d’envisager plus.
Ce qui ma frappé d’abord, c’est à quel point je me sentais submergé par la foule. Trop de gens, trop vite et trop d’informations à traiter pour mes yeux qui se sont habitués à un village de moins de 1000 habitants dans lequel croiser 10 personnes différentes dans la journée relève de l’exploit…
C’est donc au détour du Musée Canadien de l’Histoire que mes yeux ont capté ces formes onduleuses. Pas le temps de réfléchir à quelle focale choisir, il fallait y aller à l’instinct. Me voilà donc en sueur sous un soleil de plomb à transporter 3kg de matériel photo dans le dos et je sors mon téléphone pour capturer ces images. Aucun regret, l’iPhone a bien géré le contraste et la possibilité de shooter en format carré supprime la notion d’orientation et je peux me concentrer sur le cadrage. Bien évidemment, il faut faire vite car la tribu continue d’avancer sans moi.
Entre les “j’aurais pu” et les “j’aurais dû”, il y a un monde et ces instants étant uniques, il me reste ces quelques images composées rapidement et passées en noir et blanc ensuite pour coller à ma vision.
Alors certes, comme disait l’autre “choisir c’est renoncer” mais ce jour-là, le mood était plutôt à “renoncer, c’est libérer son regard”.
Enjoy






